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Nos chercheurs – Zoom sur… Nadège Nziza

Notre attachée scientifique a été à la rencontre de Nadège, chercheur financé par la Fondation Arthritis, afin de mieux la connaitre et de vous la présenter.

Zoom sur… Nadège

Chercheur financé par la Fondation Arthritis depuis 2016.

IMG_20170505_092418Peux-tu te présenter à nos donateurs ?

Née au  Congo, j’ai vécu au Rwanda à partir de mes 6 ans. En grandissant, l’intérêt que j’avais pour le fonctionnement du corps humain devenait de plus en plus important. Je développais une véritable curiosité pour les physiopathologies ainsi que les moyens mis en œuvre par le corps humain pour y remédier.

C’est donc tout naturellement que je me suis orientée vers un parcours dans la recherche médicale. A 17 ans, je suis arrivée en Belgique pour y effectuer mes études universitaires en biochimie, biologie moléculaire et cellulaire. J’ai alors pu réellement me rendre compte des lacunes qui existent au niveau de la recherche au Rwanda, mais également de toutes les opportunités de développement que renferme ce pays.

Quel est ton parcours ?

J’ai décidé de poursuivre mes études avec un doctorat dans l’espoir d’acquérir les connaissances et la maturité nécessaires pour être impliquée dans le développement de projets de recherche au Rwanda. Etant très intéressée par les maladies qui touchent au système immunitaire, je me suis renseignée sur l’expertise de différents laboratoires en France. L’équipe du Dr. Florence Apparailly (Unité 1183 INSERM, Montpellier) qui est spécialisée dans l’étude des maladies inflammatoires ostéo-articulaires a particulièrement retenu mon attention. C’est donc au sein de cette équipe que j’ai commencé mon doctorat il y a un an, et ce grâce au financement reçu de la Fondation Arthritis.

Peux-tu nous en dire plus sur ton projet de recherche ?

Concrètement, mon projet de thèse porte sur les arthrites juvéniles, touchant les enfants de moins de 16 ans. Sans traitements rapides et adaptés, ces enfants développent des anomalies du développement osseux qui aboutissent à des retards de croissance et des malformations. Ces maladies autoimmunes sont mal comprises et souvent confondues avec des arthrites causées par des agents infectieux. Durant ma thèse, je vais donc tenter de mieux caractériser la physiopathologie des arthrites juvéniles et d’identifier des biomarqueurs afin de discerner les différents types d’arthrite. Une telle étude permettrait par la suite de proposer plus rapidement les approches thérapeutiques les plus adaptées possibles au type de pathologie.

Que souhaites-tu faire après ta thèse?

L’expérience que va m’apporter cette thèse me sera capitale pour mener à bien mon projet de développement de centres de recherche et de soins que je souhaite mettre en œuvre au Rwanda. Parallèlement, je souhaite entretenir des partenariats entre les pays du nord et les pays du sud afin de promouvoir des échanges de connaissance et de former des chercheurs rwandais avec l’aide d’experts en immunopathologie.

L’expertise de mon unité de recherche actuelle, déjà très fortement impliquée dans le développement d’instituts de recherche internationaux comme au Chili et en Équateur me sera d’une grande utilité. De plus, la collaboration de la Fondation Arthritis constituera une aide précieuse car ses actions vont au-delà du financement de doctorants en impliquant également un accompagnement dans la vie professionnelle. J’ai déjà reçu de précieux conseils quant à l’élaboration de mes projets après la thèse et j’ai eu l’opportunité, durant des rendez-vous organisés avec la Fondation, de prendre contact avec des chercheurs venant de plusieurs pays et ayant une expérience dans la direction de projet de recherche.

Lorsque l’on commence une thèse pour laquelle on s’investit entièrement, il est très facile d’oublier quelque peu sa vie privée. C’est ce qui m’est arrivé au début de mon doctorat. Je suis ensuite parvenue à trouver un équilibre entre mon travail au laboratoire qui me passionne et les sorties entre amis que j’avais laissées de côté. En effet, je me suis rendue compte que ces moments durant lesquels je me détache du laboratoire me permettent de revenir avec un regard neuf, et de poursuivre mes études avec un esprit reposé et détendu. A présent, je m’efforce de planifier mes manipulations de façon à pouvoir profiter de quelques week-ends pour voyager, découvrir de nouvelles villes, faire de la danse… En parallèle, je commence à organiser le projet sur lequel je souhaite travailler Rwanda. J’ai pris contact avec des directeurs de recherche qui sont sur place et, petit à petit, je vois les bases de ma future carrière se concrétiser en harmonie avec mes activités privées.

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