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Nos chercheurs – Zoom sur… Mathieu Moncan

Notre attachée scientifique a été à la rencontre de Mathieu, chercheur financé par la Fondation Arthritis, afin de mieux le connaitre et de vous le présenter.

Zoom sur… Mathieu Moncan

Chercheur financé par la Fondation Arthritis depuis 2016.

Peux-tu te présenter à nos donateurs ?

Je m’appelle Moncan Matthieu et je suis en seconde année de thèse à l’Institut Imagine, dans le laboratoire d’Immunogénétique des maladies auto-immunes pédiatriques. Je travaille sur deux maladies auto-immunes : le Lupus Erythémateux Disséminé Pédiatrique et l’Arthrite Juvénile Idiopathique Systémique. Ces deux maladies peuvent avoir des origines complexes et variées qui sont difficiles à déterminer et très différentes chez chaque patient. Mon rôle est d’étudier les différentes origines génétiques possibles de ces maladies afin d’identifier un à un les mécanismes qui provoquent le développement de ces maladies inflammatoires.

 

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Pourquoi as-tu choisi de devenir chercheur ?

Mon choix du métier de chercheur est basé sur deux éléments principaux : mon attirance naturelle envers la biologie et ma volonté d’aider les personnes atteintes de maladies génétiques. Les patients atteints de ces maladies ne peuvent être guéris par des moyens conventionnels, le traitement qui leur est prodigué ne peut que diminuer leurs symptômes afin d’améliorer leur qualité de vie. J’ai donc souhaité devenir chercheur et me spécialiser en génétique afin de participer à l’identification et à la caractérisation des maladies génétiques humaines dans le but d’aider au diagnostic et au traitement des patients affectés par ces maladies génétiques.

 

Quel est ton parcours ?

J’ai réalisé une licence Sciences du Vivant à l’Université Paris 7 Diderot qui m’a permis d’entrer au Magistère Européen de Génétique. Grâce à cette formation j’ai pu me spécialiser en Immunologie Génétique ainsi que réaliser plusieurs stages en France et à l’étranger. Parmi eux, mon stage de M1 à l’hôpital St Jude Enfants Malades de Memphis aux USA, m’a permis de réaliser mes premiers pas dans l’étude de l’inflammation, et mon stage de M2 à l’Institut Imagine de Paris, dans l’équipe de Frédéric Rieux-Laucat, m’a introduit à la thématique des maladies auto-immunes à origine génétique. Aujourd’hui, grâce à un financement CIFRE obtenu avec l’aide de la Fondation Arthritis, je peux continuer le travail démarré dans ce laboratoire.

 

Pourquoi les rhumatismes ?

Plus que les rhumatismes c’est avant tout l’inflammation et l’auto-immunité qui sont responsables de mon choix, deux phénomènes qui sont au cœur du développement des maladies rhumatismales. L’inflammation est un phénomène activateur du système immunitaire qui provoque rougeur, chaleur, gonflement et douleur. Si l’inflammation en elle-même est un processus bénéfique qui aide le système immunitaire à s’activer afin de soigner son hôte, son activation sur le long terme peut pousser le système immunitaire à se retourner contre lui et provoquer la destruction de ses tissus comme observé dans le cadre des rhumatismes. Je m’intéresse donc au phénomène principal à l’origine de ces maladies rhumatismales et espère pouvoir participer à sa compréhension afin d’aider les patients atteints de ces maladies extrêmement handicapantes.

 

Peux-tu nous en dire plus sur tes projets de recherche ?

Je travaille sur deux projets fondamentalement différents mais dont les retombées scientifiques et thérapeutiques se rejoignent. Le premier projet, lié au lupus, est basé sur l’étude du lien entre le stress du réticulum endoplasmique et l’inflammation. Le réticulum endoplasmique est un compartiment cellulaire majeur dans la production et le contrôle qualité des protéines, les principaux effecteurs de la cellule. Lorsque le réticulum endoplasmique reçoit trop de protéines mal conformées et qu’il ne parvient pas à les réparer pour les rendre fonctionnelles, il active une réponse liée à l’inflammation. Mon objectif est de parvenir à déterminer si la maladie dont souffre nos patients provient bien du défaut dans la réponse au stress du réticulum endoplasmique dont ils sont porteurs à cause d’une mutation génétique.

Mon second projet, lié à l’arthrite, est basé sur l’étude du rôle de la pentraxine 3. Cette protéine aide les cellules immunitaires à faire la différence entre le soi (les cellules, molécules et protéines de notre corps) et le non soi (les bactéries, virus et molécules étrangères) afin de protéger la tolérance immunitaire. La tolérance immunitaire est le phénomène qui permet d’éviter que notre système immunitaire ne se retourne contre nous. Malheureusement, la tolérance immunitaire peut parfois être rompue et provoquer des maladies auto-immunes comme l’arthrite. Mon objectif ici est de déterminer si les mutations génétiques de la pentraxine 3 retrouvées dans nos patients atteints d’arthrite sont bien à l’origine de la maladie ou non et si oui, de déterminer précisément le mécanisme qui en découle.

Ces deux projets permettront de mieux comprendre les diverses origines des maladies auto-immunes et inflammatoires tels que les rhumatismes ; des maladies dont l’étiologie reste complexe et majoritairement indéterminée. Ils permettront de mieux classer les patients en fonction de l’origine de leur maladie, leur offrant ainsi l’accès à un traitement plus personnalisé et mieux adapté à leurs besoins.

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