Les pathologies fréquentes
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Les pathologies fréquentes

Une maladie est dite fréquente lorsqu'elle touche plus d'une personne sur 2000. Parmi les rhumatismes inflammatoires chroniques, 3 maladies répondent à ce critère.

La polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie articulaire qui s’accompagne d’une inflammation de la membrane synoviale. La PR évolue par poussée susceptible d’entraîner inconstamment déformations et destructions articulaires (environ 30% des patients n’ont pas de déformations). La PR est aussi une maladie systémique entraînant des manifestations extra-articulaires variées et parfois graves pouvant compromettre le pronostic vital. C’est le RIC (Rhumatisme Inflammatoire Chronique) le plus fréquent.

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La spondylarthrite ankylosante

La spondylarthrite ankylosante (SA), encore appelée pelvispondylite rhumatismale, est un rhumatisme inflammatoire touchant en premier lieu la colonne vertébrale ou rachis (spondylos en grec), et les articulations sacro-illiaques du bassin. Son évolution peut se faire vers l'enraidissement de la colonne vertébrale par ossification irréversible, ou ankylose, d’où son nom, mais c’est maintenant une situation qui est devenue plus rare qu'autrefois.

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Le syndrome du Gougerot  -  Sjögren

Le syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) est une affection inflammatoire chronique caractérisée par une sécheresse oculaire et buccale appelé le syndrome sec. Ce syndrome peut être associé à l'atteinte de différents organes (articulations, muscle, vaisseaux sanguins, le système nerveux …). Le SGS est donc une maladie systémique. Le SGS est une maladie auto-immune pouvant être primitive, c'est-à-dire isolée, ou secondaire, c'est-à-dire associée à une autre pathologie telle que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérodermie ou la polymyosite.

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Le syndrome du Gougerot  -  Sjögren

Le syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) est une affection inflammatoire chronique caractérisée par une sécheresse oculaire et buccale appelé le syndrome sec. Ce syndrome peut être associé à l'atteinte de différents organes (articulations, muscle, vaisseaux sanguins, le système nerveux …). Le SGS est donc une maladie systémique. Le SGS est une maladie auto-immune pouvant être primitive, c'est-à-dire isolée, ou secondaire, c'est-à-dire associée à une autre pathologie telle que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérodermie ou la polymyosite.

Qui, combien et où ?

Le SGS est une maladie relativement fréquente touchant 0.1% de la population générale et 3% des adultes (1). Le SGS peut survenir à tous les âges de la vie, avec un pic de fréquence entre 40 et 50 ans.  Pour les femmes il apparaît le plus souvent autour de la ménopause. Le SGS touche majoritairement les femmes (9 femmes pour 1 homme).

A quoi est-il dû ?

L'origine du SGS n'est actuellement pas connue. L'hypothèse la plus probable fait intervenir une infection par un virus (exemple : CMV, EBV, virus coxsackies), survenant sur un terrain génétique prédisposé. Si plusieurs virus ont été suspectés, le rôle direct d'aucun d'entre eux n'a pu être démontré.

Les manifestations

La manifestation principale du SGS est le syndrome de sécheresse oculaire et buccal. Il caractérise le SGS qu'il soit primitif ou secondaire. Il peut être isolé et parfois au second plan notamment en cas de SGS secondaire. Il se manifeste par une sécheresse occulaire (picotement et insuffisance de larme) et buccale (gène lors de la mastication ou de la déglutition). Cette sécheresse peut parfois toucher la trachée et les bronches. Elle peut alors faciliter la survenue d’infections.
Les manifestations articulaires sont très fréquentes au cours du SGS. Il s'agit habituellement d'arthralgies isolées (terme médical générique désignant toutes les douleurs articulaires), sans manifestations objectives. Les arthrites distales sont plus rares et elles se distinguent de la polyarthrite rhumatoïde par l'absence d'érosions articulaires.
Les myalgies sont fréquemment observées au cours du SGS. La biopsie musculaire peut mettre en évidence une myosite (maladie inflammatoire du muscle) non spécifique.
Une atteinte respiratoire est observée dans environ 30% des cas.
Une vascularite à expression cutanée ou neurologique peut compliquer l'évolution d'un SGS. Les vascularites cutanées se manifestent par un purpura ou une urticaire.

Le diagnostic

Le SGS primitif est suspecté sur l'existence de symptômes de sécheresse buccale et oculaire. La confirmation repose sur la biopsie des glandes salivaires, examen qui ne nécessite pas d’hospitalisation, ou sur la présence d’auto anticorps.
Le SGS secondaire est défini par 1/ la présence d’une autre pathologie : Le plus souvent c’est une polyarthrite rhumatoïde mais il peut également s’agir d’une sclérodermie, d’un lupus, d’une polymyosite ou d’une cirrhose biliaire primitive ; 2/ de symptômes de sécheresse buccale et oculaire et 3/ d’un élément objectif de l’atteinte oculaire ou salivaire.

Les traitements

Les médicaments visant à stimuler la sécrétion salivaire sont en général peu efficaces pour le traitement du syndrome sec buccal. L'insuffisance lacrymale est traitée par l’utilisation régulière de larmes artificielles.
Dans les formes articulaires de la maladie, l'hydroxychloroquine est utilisée en tant que traitement de fond, associée à un anti-inflammatoire non stéroïdien ou parfois à une corticothérapie par voie orale à faible dose (<10 mg/jour). Le recours au méthotrexate est plus rare. Le SGS secondaire ne requiert pas de traitement spécifique, en dehors de celui de l'affection associée et du traitement local du syndrome sec.


Les formes systémiques du SGS nécessitent parfois le recours aux corticoïdes à fortes doses et à des immunosuppresseurs tels que l'azathioprine ou le cyclophosphamide. L'utilisation de tels traitements s'adresse notamment aux formes avec vascularite ou atteinte pulmonaire.

 

Sources : 1/ Thomas E, Hay EM, Hajeer A, Silman AJ. Sjogren's syndrome: a community-based
study of prevalence and impact. Br J Rheumatol. 1998;37:1069-76
2/ Orphanet (www.orpha.net)

 

En savoir plus :

-> En direct d'un labo : "SGS, au-delà des gènes"