La Fondation soutient la recherche soit en octroyant au laboratoire une somme pour 1 ou 2 ans qui lui permet d’acheter le matériel nécessaire à sa recherche, soit en octroyant des aides aux études pour les doctorants. Ce dernier mode de financement prend la forme d’un salaire mensuel pendant toute la durée de la thèse, soit 3 ans. Financer un doctorant représente un double bénéfice pour la Fondation et pour la recherche sur les RICs. D’une part un bénéfice immédiat, car cet étudiant va travailler à temps plein sur un projet de recherche en rapport avec les RICs pendant 3 ans. D’autre part un bénéfice sur le futur, car la thèse est un événement déterminant dans les choix d’avenir d’un jeune chercheur. Le plus souvent le domaine de recherche expérimenté durant la thèse sera celui de toute une carrière. Une nouvelle biothérapie pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR) Le parcours de Jérôme Rambert est une bonne illustration de ce concept. Son travail de thèse portait sur l’identification de molécules capable de bloquer l’inflammation chez les patients atteints de PR. Il a identifié une petite molécule, ou peptide, capable de diminuer la production de cytokine de macrophages en culture et de diminuer les symptômes de la PR chez le rat. Cette découverte pourrait bien devenir dans quelques années la nouvelle biothérapie à la mode. D’autant que la production de ce peptide est plus facile et donc moins coûteuse que les biothérapies actuelles basées sur des anticorps. Ces résultats encourageants ont incité l’Université de Bordeaux 2 à breveter et donc à protéger cette découverte, qui est maintenant la propriété de l’Université. Des tests sont actuellement en cours. S’ils ne mettent pas en évidence de problème de toxicité particulier, ce peptide pourra être vendu à un laboratoire pharmaceutique en vue d’un essai clinique.
Création d’une entreprise dédiée à l’inflammationCe travail de thèse a nécessité une grosse part de mise au point technique et a abouti à la création d’une plateforme pour tester le potentiel anti-inflammatoire de ce peptide. A l’issue de sa thèse, Jérôme Rambert s’est vu proposé, par le directeur de l’unité de recherche, le projet de « transformer cette plateforme de criblage en un outil économique et commerciale pour le proposer comme prestataire de service à des sociétés pharmaceutiques, cosmétiques et biotechnologiques pour pouvoir tester le potentiel anti-inflammatoire de leurs molécules ». Son désir de poursuivre sa carrière dans la recherche privée et sa prédisposition familiale à l’entreprenariat l’on incité « à relever ce challenge », comme il le décrit lui même. Il aura fallu 3 ans pour que cette idée se concrétise en la création d’une entreprise appelée INFLAMED en mai 2006. Depuis Jérôme Rambert assume « la multi casquette de gestionnaire, commercial et technicien de paillasse ». Le portefeuille de clients étoffés au bouche à oreille prend forme et Jérome Rambert espère pouvoir embaucher un technicien d’ici la fin de l’année. Un pari réussi pour la FondationPassionné par l’immunité, son expérience de l’inflammation et des maladies auto immunes durant sa thèse a finalement influencée la carrière de Jérôme Rambert vers ce domaine. C’est donc un pari réussi pour la Fondation qui par un simple coup de pouce a permis à ce jeune chercheur motivé et extrêmement compétent de démarrer sa vie dans le monde de la recherche sur les RICs avec au bout le bénéfice de toute une carrière pour les patients. |