Ne reconnaissant plus comme siens certaines cellules ou organes, le système immunitaire produit des auto-anticorps ciblés contre eux. Dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde, la principale cible est la membrane synoviale des articulations. La maladie se déclare sous la forme d’une inflammation. Une maladie auto-immune peut en cacher une autreLes maladies auto-immunes peuvent affecter n’importe quelle partie de l’organisme et présentent une myriade de manifestations cliniques qui rendent le diagnostic souvent très difficile. Ces maladies partagent des traits communs dans leur apparition et leur progression et montrent des chevauchements de traits génétiques qui entraînent une susceptibilité à plusieurs maladies auto-immunes. C’est pourquoi un patient peut souffrir de plusieurs maladies auto-immunes, de même que l’on peut observer différentes maladies auto-immunes dans une même famille. Causes ?Plusieurs facteurs semblent participer au déclenchement et à l’entretien de ces maladies : composantes hormonales, génétiques, des facteurs d’environnement- virus, bactéries, rayons solaires, mode de vie (alimentation, tabac)- ou des facteurs psychosociaux (stress).
Ces maladies ne sont pas héréditaires. Elles surviennent sur un terrain génétique particulier (facteur de prédisposition) en présence de facteurs déclenchant encore mal identifiés. Ainsi l’arrivée d’un virus banal sur un terrain génétique prédisposant peut déclencher certaines maladies auto-immunes. On pense que les agents causaux interviennent des années avant la manifestation des symptômes de la maladie. Les facteurs génétiques représentent 20% en moyenne des facteurs en cause. C’est dans la spondylarthrite ankylosante qu’ils ont le plus fort taux d’association avec la maladie. Il existe aussi des facteurs hormonaux plus ou moins déterminants selon la maladie considérée. Le déclenchement des maladies auto-immunes survient souvent à la fin de l’adolescence révélant un facteur endocrinien. |