La main d’œuvre…La première dépense pour le laboratoire est bien sûr la main d’œuvre. Deux types de poste existent. Les premiers sont financés par l’organisme de recherche qui gère le laboratoire (INSERM, CNRS, Université…), auquel cas ces salaires ne sont pas directement imputés au budget. Bien souvent ces postes ne suffisent pas au bon fonctionnement du laboratoire qui nécessite d’embaucher des personnes en CDD dont le salaire doit être financé par le laboratoire lui-même. Prenons l’exemple d’un doctorant, c’est un étudiant à Bac+5 ayant choisi de continuer ses études par une thèse, passage obligé pour devenir un jour chercheur. Cet étudiant travaille à temps plein au laboratoire pendant 3 voire parfois 4 ans. Son salaire brut mensuel est de 1 600 euros soit un coût annuel de 30 000 euros lorsqu’on inclut les charges patronales. Il est financé, soit par l’Etat, soit par une association ou fondation caritative comme la Fondation Arthritis par exemple. Il en va de même pour les post-doctorants, jeunes chercheurs en attente d’un poste, les techniciens ou ingénieurs.
La vie quotidienne En terme de dépenses directement imputées à la recherche il y a ce que les chercheurs appellent les consommables. Ce sont tous les ustensiles indispensables au travail journalier de l’équipe de recherche : pipettes, cônes, tubes à essais, gants, lames de verre pour microscope… Dans d’autres catégories, il y a également les réactifs pour réaliser les expériences comme par exemple les anticorps et bien sûr les machines comme les microscopes, les incubateurs, les congélateurs…
Toutes ces dépenses font la vie quotidienne du laboratoire et plus les progrès technologiques avancent, plus ces dépenses augmentent. Il existe un autre outil très utilisé dans les laboratoires : le modèle animal. La souris reste encore aujourd’hui un modèle très prisé pour mimer une maladie et ainsi aider le chercheur à la comprendre et à élaborer des médicaments contre elle. C’est un outil très utile mais il coûte cher. Une souris « normale » coûte entre 50 et 300 euros selon la lignée, c’est-à-dire le patrimoine génétique. Par contre une souris Knock-Out (KO), c’est-à-dire une souris dans laquelle un gène a été désactivé pour mimer une maladie génétique par exemple, peut coûter jusqu’à 50 000 euros selon l’organisme qui la fournit.
Chercheur… d’argentDe nos jours, un chercheur passe beaucoup de temps à courir après l’argent. Or ce travail est de plus en plus dur car les financements se raréfient et la concurrence fait rage entre les laboratoires. La recherche est en pleine restructuration. Espérons que cela ne dénaturera pas sa fonction première qui est de chercher même sur des chemins parfois incertains qui ne donneront des résultats que plusieurs années plus tard. |