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Le projet ROAD

 Projet de recherche ROAD « Research on OsteoArthritis Diseases »

ROAD : un projet de recherche unique en France

ARTHRISTIS logo definitif_Vect

Le projet ROAD s’appuie sur le premier réseau de recherche sur l’arthrose en France. En effet, pour la première fois, 7 laboratoires académiques et cliniques spécialistes de l’arthrose travaillent ensemble de façon structurée.

Depuis fin 2014, ils conjuguent leurs talents pour chercher à soigner l’arthrose et non plus seulement en soulager les symptômes. Le réseau comprend sept équipes de chercheurs (à Nantes, Saint Etienne, Nancy, Montpellier et trois à Paris), sept centres hospitaliers universitaires et un institut de médecine régénératrice.
La recherche combinée sur les biomarqueurs qui permettent de classifier les types d’arthrose, les biomatériaux servant de véhicule, associés aux cellules souches qui vont reconstruire le cartilage est totalement innovante en France, et à la pointe de la recherche européenne et mondiale.

Des objectifs ambitieux

A ce jour, il n’existe aucun traitement curatif contre l’arthrose des membres inférieurs. C’est l’association d’un ensemble de traitements médicamenteux et non médicamenteux qui se révèle la plus efficace.

Les solutions non médicamenteuses comme l’activité physique régulière, la perte de poids sont efficaces (de façon générale, une perte de poids de 10 % améliore de 25 % la qualité de vie des arthrosiques). Les patients peuvent également avoir recours à d’autres aides : techniques (attelles de repos, cannes, orthèses…), kinésithérapie, acupuncture, ou encore thermalisme…

Du côté des médicaments, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroidiens pris pendant les poussées permettent de contrôler la douleur et limiter les réactions inflammatoires. Les anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente, peuvent soulager la douleur et la gêne fonctionnelle. Mais on n’arrête pas la maladie.

Tous les espoirs des malades reposent donc sur une stratégie de recherche nouvelle, afin de trouver enfin des traitements efficaces pour ralentir le développement de la maladie, voire la guérir en régénérant le cartilage. Pour y parvenir, il faut d’abord comprendre finement les mécanismes de cette pathologie, d’où la nécessité d’un travail en synergie rassemblant des compétences multi-disciplinaires. C’est tout l’intérêt du projet de recherche en réseau ROAD qui s’est fixé 3 objectifs.

Un partenaire essentiel

Le message d’Expanscience

« EXPANSCIENCE ET ARTHRITIS : UNE RECHERCHE UNIQUE POUR GUERIR L’ARTHROSE »

Aujourd’hui encore, tous les patients souffrant d’arthrose restent en attente d’un traitement curatif. C’est dans ce contexte que les Laboratoires Expanscience et la Fondation Arthritis s’associent dans le projet de Recherche ROAD « Research on OsteoArthritis Diseases » pour mieux comprendre les différents types d’arthrose et trouver de nouveaux traitements personnalisés. Pour la première fois en France, 50 ans d’expérience cumulée sont mis au service de la recherche sur l’arthrose, avec pour objectif final de guérir les patients. L’engagement financier de 1,2M€ viendra accélérer les découvertes, pour un premier essai chez l’homme planifié dans 3 à 5 ans.

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Focus sur les objectifs

Objectif N°1 : Classifier les différents types d’arthrose chez la souris

Travail piloté par le Professeur Francis Berenbaum, professeur des universités, praticien hospitalier, université Pierre&Marie Curie, AP-HP Hopital Saint-Antoine, Paris.

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Les chercheurs vont reproduire les différentes formes d’arthrose chez des souris, afin de pouvoir observer et comprendre ce qui se passe dans leur organisme.

Leur but : découvrir un ou plusieurs mécanismes moléculaires qui viendraient déclencher la destruction prématurée du cartilage, pour pouvoir ensuite mieux les contrer avec un traitement ciblé.

Plusieurs pistes de recherche sont en cours comme par exemple comprendre le rôle exact des cytokines (protéines naturelles produites par des cellules de l’articulation, et par le tissu adipeux chez les obèses) dans le déclenchement et l’extension de la maladie, comprendre comment le stress mécanique et l’inflammation agissent sur la destruction du cartilage. Dans tous les cas, les chercheurs tentent de trouver puis d’identifier des molécules spécifiques de chaque type d’arthrose, ce qui est une première étape indispensable vers la mise au point de traitements ciblés. Peut-être ces travaux sur la souris permettront-ils aussi d’identifier des biomarqueurs de la maladie, c’est-à-dire des caractéristiques biologiques mesurables qui pourront ensuite être utilisées pour le dépistage, le diagnostic, la réponse à un traitement. Enfin, ces découvertes à venir sur la compréhension des mécanismes de dégradation du cartilage devraient aider à la conception de biomatériaux qui mimeront avec efficacité le tissu vivant.

Objectif N°2 : Classifier chez l’Homme, les arthroses du genou et créer la première banque nationale de tissus humains arthrosiques

Travail piloté par le Pr Francois Rannou, rhumatologue et rééducateur, Hôpital Cochin, Paris  et INSERM U1124

En partenariat avec les 7 CHU participant à ce projet, les chercheurs vont collecter, avec le consentement éclairé des patients, les genoux arthrosiques qui ont dû être remplacés par une prothèse. Chaque tissu (synovial, cartilage, graisse et os) sera ensuite classé selon différentes caractéristiques biologiques (âge, sexe, origine), et répertorié selon des règles très précises afin de pouvoir être mis à disposition des chercheurs du monde entier qui en feront la demande.

Cette biobanque tissulaire, une première mondiale, devrait s’enrichir chaque année et ainsi constituer rapidement un outil de travail de qualité, disponible en grande quantité. Les différentes recherches qui pourront être menées grâce à cette biobanque devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes d’altération de l’état de santé, de diagnostiquer l’arthrose plus précocement, de prévoir son évolution (voire son déclenchement) et de mettre au point des traitements personnalisés.

Objectif N°3 : Identifier de nouveaux biomarqueurs et des cibles spécifiques, afin de développer des stratégies thérapeutiques innovantes

Travail piloté par le Pr Christian Jorgensen, Montpellier Inserm U844

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A l’heure actuelle, plusieurs techniques chirurgicales, notamment des greffes de chondrocytes (cellules du cartilage), sont capables de restaurer le cartilage, mais elles sont insatisfaisantes car difficiles à mettre en place. L’une des thérapies d’avenir est l’utilisation de biomatériaux pour véhiculer des cellules souches jusque dans l’articulation, afin de régénérer le cartilage ou de le remplacer. Mais pour y parvenir il faut d’abord mieux comprendre la biologie de ces cellules souches mésenchymateuses (CSM). Parallèlement il faut développer de nouveaux biomatériaux. On sait déjà régénérer l’os avec des gels, des céramiques, il faudrait maintenant développer « un gel qu’on va injecter dans le genou par exemple et qui va transporter des cellules au pouvoir antiinflammatoire, explique le Pr Guicheux.

Autre piste : trouver le biomatériau idéal et l’utiliser en tant que matrice,  l’ensemencer avec des cellules appropriées et y ajouter des molécules biologiquement actives (facteurs de croissance) permettant aux cellules de se différencier et de se multiplier vers le tissu à régénérer. On peut aussi imaginer des cellules que l’on pourrait « encapsuler » comme une bulle de savon, afin qu’elles transportent des anticorps dirigés contre une protéine qui s’exprime dans l’arthrose. »

Les meilleurs chercheurs rassemblés

Jérome Guicheux, Directeur adjoint de l'unité 79 Nantes responsable équipe STEP. Le 1er octobre 2010 à Paris.

Jérome Guicheux

Portrait de Jérome Guicheux : leader du projet
Jérôme Guicheux, codirige le Laboratoire d’Ingénierie Ostéo-Articulaire et Dentaire (LIOAD), INSERM U791 à Nantes, historiquement centré sur le développement de biomatériaux de substitution osseuse. Aujourd’hui, le groupe dirigé par Jérôme Guicheux travaille sur les maladies du squelette, dont l’arthrose, notamment en vue de découvrir comment régénérer le cartilage détruit avec des cellules souches et des biomatériaux. C’est ce que l’on appelle la médecine régénérative.

Laboratoire d’Ingénierie Ostéo-Articulaire et Dentaire, Inserm U791, Nantes
Jérôme Guicheux et ses chercheurs se consacrent aux traitements des maladies du squelette, notamment aux biomatériaux et aux cellules-souches.

Laboratoire de Biologie du Tissu Osseux, Inserm U 1059, Saint-Etienne
Le Pr Marie-Hélène Lafage-Proust et son équipe étudient le rôle potentiel des vaisseaux du tissu osseux dans le développement de l’arthrose.

Laboratoire de Biologie de l’os et du cartilage « BIOSCAR » – Inserm U 1132, Paris
Le Pr Martine Cohen Solal et son équipe travaillent sur le rôle du tissu osseux dans le développement de l’arthrose et les facteurs qui prédisposent à la fragilité osseuse (ostéoporose).

Laboratoire d’Ingénierie Moléculaire et physiopathologie articulaire, UMR 7365 CNRS-UL,
Vandoeuvre-lès-Nancy
L’équipe de Jean-Yves Jouzeau, cherche à identifier de nouveaux mécanismes de contrôle de l’inflammation articulaire et de la dégénérescence du cartilage.

Laboratoire Pharmacologie, Toxicologie et Signalisation Cellulaire du cartilage et du disque
intervertébral, Inserm UMR-S1124, Paris
Le Pr François Rannou et son équipe essaient de comprendre comment les stress mécanique et inflammatoire agissent sur la destruction du cartilage et du disque intervertébral.

Laboratoire environnement articulaire et immunothérapie de la PR, L’Institut Médecine régénératrice de Montpellier(IRMB), unité Inserm U844 (Cellules souches mésenchymateuses, environnement articulaire et immunothérapie de la polyarthrite rhumatoïde), CSM, Montpellier.
L’objectif de ce laboratoire dirigé par le Pr Christian Jorgensen : développer de thérapies innovantes pour la polyarthrite rhumatoïde et l’arthrose, par exemple en injectant des cellules souches directement dans le genou pour réduire l’inflammation et prévenir les lésions du cartilage.

Laboratoire Inserm UMRS 938, Université Pierre & Marie Curie Paris
Le Pr Francis Berenbaum et son équipe veulent mieux comprendre l’arthrose en identifiant les sous-groupes de patients arthrosiques, afin de rechercher ensuite de nouvelles cibles thérapeutiques pour une médecine personnalisée.

Plus de détails sur : http://reseau-road.com/

Les premiers résultats publiés prometteurs

Parmi ces résultats, il a été mis au point un nouveau matériau pour la reconstruction du cartilage. L’oxygène pourrait servir à réguler la calcification du cartilage régénéré par les cellules souches. Le collagène de type X serait modulé lors de l’activité sportive et serait associé à la préservation du cartilage. Il a été découvert un nouveau mécanisme anti-inflammatoire dans les chondrocytes. L’adiponectine semble associée à l’arthrose et pourrait être étudiée comme cible thérapeutique potentielle.

A la suite des 3 années passées les objectifs fixés lors de la phase n°1 devront être atteints, c’est à dire :
1- Physiopathologie : Identification des cibles thérapeutiques potentielles de la famille du TGF-β les plus pertinentes, pour caractériser les différents types d’arthrose chez la souris.
2- Bio-banque : Mise en place d’une bio-banque de tissu humain arthrosique, une première mondiale.
3- Thérapie : Identification et développement de biomatériaux et de cellules souches pour le traitement de l’arthrose: preuve de concept.

Pour résumer ROAD en chiffres

1 Fondation d’Utilité Publique
1 Laboratoire Pharmaceutique
7 Laboratoires académiques et cliniques
1 Investissement de 1,2M euros
3 objectifs précis
3 ans de travail
10 millions de personnes concernées en France

Plus de détails sur : http://reseau-road.com/