Les maladies auto-immunes sont liées à une reconnaissance du soi comme étranger potentiel, on parle de rupture de tolérance vis-à-vis du soi. L’une des cellules responsables de cette anomalie est le lymphocyte T régulateur (Treg). Notre projet de recherche consiste à étudier le défaut fonctionnel potentiel d’une population spécifique de Treg, d’une part dans un modèle de souris auto-immunes et d’autre part chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Des premiers résultats, observés chez 6 patients atteints de PR, semblent montrer que les Tregs de patients sans traitement présentaient un défaut de fonctionnalité, alors que les patients sous traitements possédaient de Tregs fonctionnelles. Des connaissances plus approfondies des défauts fonctionnels de cette population cellulaire pourraient permettre d’imaginer de nouvelles stratégies thérapeutiques.