Lupus et polychondrite : Une recherche collaborativeGuy Gorochov dirige l’équipe « Immunorégulation et Immunothérapies » à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Les recherches menées dans le laboratoire font l’objet d’une coopération ente milieu associatif, service clinique et partenaires institutionnels. Le laboratoire dirigé par Guy Gorochov étudie les aspects physiopathologiques des maladies systémiques comme le lupus érythémateux disséminé, la sclérodermie et la polychondrite, sur le site de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui abrite aussi le Service de Médecine Interne, Centre de référence national pour le lupus. Il s’agit d’un des centres les plus actifs en France en terme de recrutement centralisé et de nombre de patients (1500 patients lupiques). Il faut savoir que le lupus est la plus fréquente des maladies rares, et touche environ 20 0000 personnes en France. Le travail de l’équipe dirigée par Guy Gorochov s’est concentré sur l’étude de la balance entre cellules T régulatrices et cellules T effectrices au cours des pathologies autoimmunes et inflammatoires chez l'homme. La polychondrite chronique atrophiante Médecin spécialiste de médecine interne sur les maladies inflammatoires rares, Laurent Arnaud réalise sa thèse sur la polychondrite chronique atrophiante (PCA) dans le laboratoire de Guy Gorochov. Il existe de nombreuses maladies inflammatoires du cartilage, parmi lesquelles la PCA, qui est très rare. On estime qu’il y a entre 250 et 400 patients en France, mais la maladie est probablement sous diagnostiquée, car mal reconnue. Qualité de vie Le second axe de recherche concerne l’étude de la qualité de vie des malades. En effet, les chondrites peuvent être très douloureuses, et la PCA entraîne des altérations majeures de la qualité de vie. L’objectif de ce travail est de mieux faire connaître la maladie au corps médical, car, comme l’indique Laurent Arnaud « on ne traite bien que ce que l’on connaît bien ».
Interview Guy Gorochov – PU-PH, université Paris 6:Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?Je suis médecin de formation, spécialisé en hématologie (maladies du sang), et je me suis assez vite tourné vers l’immunologie après mon internat, surtout vers l’immunologie fondamentale, car il me semblait important d’acquérir des outils. Je suis donc allé à l’étranger pour apprendre le génie génétique. Vous travaillez de façon très étroite avec le service de médecine interne 2 de l’hôpital ; pouvez-vous nous expliquer cette collaboration ?J’anime une équipe de recherche qui est très orientée vers les malades. En effet, l'équipe se caractérise par ses liens intimes avec des cliniciens de médecine interne du Département de la Pitié-Salpêtrière, qui est un Centre National de Référence national du lupus. Ces liens très forts ont logiquement conduit à une recherche qui s’applique au patient : Notre travail de recherche fondamentale est toujours en liaison très étroite avec les malades du service de médecine interne. Quels sont les axes de recherche de votre laboratoire ?Notre laboratoire a beaucoup travaillé sur le déficit immunitaire et l’étude des répertoires immunitaires, c'est-à-dire la taille et le nombre d’anticorps et de récepteurs dont on dispose. Nous essayons de comprendre ce qui peut influencer le système immunitaire, en modifiant les anticorps, pour les utiliser de manière thérapeutique, par exemple. Aujourd’hui, notre axe prioritaire de recherche concerne les maladies inflammatoires systémiques, avec notamment 2 programmes de recherche sur le lupus érythémateux disséminé et la polychondrite chronique atrophiante, qui sont soutenus financièrement par la Fondation Arthritis.
La Fondation Arthritis est la principale initiative privée de récolte de fonds dans le domaine des rhumatismes graves. Les rhumatismes graves regroupent les pathologies suivantes : la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite rhumatoïde, l’arthrite juvénile idiopathique, le lupus érythémateux systémique, la maladie de Behçet, la polychondrite chronique atrophiante, la sclérodermie, le syndrome du Gougerot. Ces maladies procurent des douleurs et amènent un handicap profond. Agissons ensemble pour financer la Recherche !
L'arthrose : un problème de santé publiqueLa Fondation Arthritis a ouvert son champs d’application à l’arthrose lors son appel d’offre en 2011. Frédéric Lioté fait le point avec nous sur la maladie et sur les thématiques développées par son équipe à l’Hôpital Lariboisière à Paris. > en savoir plus
Lupus et hormonesPourquoi les femmes sont elles plus touchées que les hommes par les maladies auto-immunes ? C’est la question que se pose l’équipe de Jean-Charles Guéry du laboratoire Inserm U563 de Toulouse. Ils s’intéressent plus particulièrement au rôle des hormones féminines dans le développement du lupus. > en savoir plus
Lymphocytes T régulateurs et thérapie cellulaireAprès les biothérapies, grande révolution de cette dernière décennie, la thérapie cellulaire fait son entrée dans l’arène. Notre rencontre avec Julie Quentin, financée par la Fondation, nous a permis de découvrir les perspectives de ce traitement nouvelle génération dans la polyarthrite rhumatoïde.
Identification des gènes de susceptibilité aux spondylarthropathiesIl s’agit d’un projet de recherche génétique qui a débuté il y a près de 15 ans. L’objectif de ce projet est d’identifier les gènes de susceptibilité aux spondylarthrites qui restent inconnus à ce jour (en dehors du HLA-B27).
Lupus et anomalies génétiques : 10 gènes suspectésLe lupus érythémateux systémique (LED) est une maladie auto-immune relativement fréquente caractérisée notamment par la production excessive d’auto-anticorps. Cette maladie a la particularité de toucher plusieurs organes (rein, articulation, peau, cœur, système nerveux ...), ce qui rend son traitement problématique. > en savoir plus
Syndrome de Gougerot-Sjögren : au-delà des gènesGrâce au soutien de la Fondation, une équipe de recherche parisienne a choisi d’explorer un nouveau mode de régulation des gènes qui pourrait être la clé de compréhension de cette pathologie.
Dégradation osseuse: la recherche aura ta peau !Une étude publiée en décembre par une équipe de recherche soutenue par la Fondation fait la lumière sur les origines de la dégradation osseuse observée dans certaines maladies inflammatoires chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde. Elle tiendrait notamment à un lien très surprenant entre l’os et les cellules immunitaires.
Exploration des potentialités anti-arthritiques de molécules utilisées dans le traitement du diabèteSuite à la découverte du potentiel anti-inflammatoire du pioglitazone, molécule utilisée dans le traitement du diabète, l’équipe de David Moulin a choisi de tester cette molécule dans la PR. Contrairement aux traitements plus classiques, cette molécule montre un double effet protecteur des articulations et de l’os. > en savoir plus
Les mécanismes impliqués dans le déclenchement de la polyarthrite rhumatoïdeLe laboratoire dirigé par Jean Roudier a été créé en 1991 sur le campus de Luminy à Marseille en 1991. Il réunit 4 équipes de recherche qui travaillent sur les mécanismes impliqués dans le déclenchement de la polyarthrite rhumatoïde et de la sclérodermie, qui sont deux maladies auto-immunes. > en savoir plus
Un nouvel espoir thérapeutique pour la polyarthrite rhumatoïdeJean-Luc Davignon, chercheur au CNRS, s’intéresse tout particulièrement aux problèmes d’érosion osseuse associés à la polyarthrite rhumatoïde. A mi-parcours de son financement, il nous présente ces résultats concernant une molécule thérapeutique prometteuse.
Polyarthrite rhumatoïde : histoire d'une révolution dans le diagnostic de la PRMireille Sebbag travaille depuis 1988 dans le laboratoire de Guy Serre à Toulouse. Leurs recherches portent sur les ACPA, molécules dont la découverte a révolutionné le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde. Son témoignage nous permet de revenir aujourd’hui sur l’histoire de cette découverte. > en savoir plus
Arthrites juvéniles idiopathiques : état des lieuxLe Pr Quartier est pédiatre à l’hôpital Necker-Enfants Malades et coordinateur du centre de référence maladies rares des arthrites et des maladies autoimmunes de l’enfant. Il a accordé un entretien à la Fondation Arthritis permettant ainsi de faire le point sur les arthrites juvéniles idiopathiques (anciennement "arthrites chroniques juvéniles"). > en savoir plus
Compréhension des mécanismes physiopathologiques de la PR et de la SPAGilles Chiocchia co-dirige avec Maxime Bréban l’équipe « Inflammation chronique et système immunitaire » à l’Institut Cochin, à Paris. Il travaille depuis 20 ans dans la recherche sur les pathologies inflammatoires rhumatologiques. Nous sommes allés à sa rencontre : l’occasion de revenir sur son parcours. > en savoir plus |

















