Pr Francis Bérenbaum, chef de Service de rhumatologie à l’hôpital Saint Antoine, directeur d’une unité de Recherche à Paris 6, dédiée à l’étude de l’inflammation et sa relation avec le cartilage « J’ai connu l’ARP dès 1994 qui a financé ma thèse de sciences. Au-delà de ces financements (thèses bourses, projets de recherche) l’association a créé un réseau entre les différents chercheurs qui s’intéressaient aux maladies inflammatoires chroniques des articulations.
Le domaine de la recherche ostéo articulaire n’était pas très reconnu en France. Lorsqu’une équipe demande une subvention de recherche, un renfort en effectif, les moyens ne viennent jamais tous seuls ! Savoir qu’il existe une association, puis une fondation, qui est dévolue à cela nous a permis de nous sentir moins isolés.
Avait-on besoin d’une association comme l’ARP pour constituer une communauté, une famille active et féconde ? Je le pense. Les équipes sont dispersées sur le territoire, dans différentes disciplines comme l’immunologie, la biochimie, la pharmacologie… !
J’ai accordé ma confiance à l’ARP, alors que d’autres acteurs associatifs existaient déjà. Elle a eu pour qualité première d’avoir construit son projet autour de la recherche. Elle a mis en place les compétences nécessaires à l’évaluation des projets scientifiques selon des standards qui restent la référence de tout organisme de recherche et de nos propres tutelles : un conseil scientifique, des experts extérieurs, des procédures incontestables. C’est pour cela aussi que les chercheurs ont fait confiance à l’ARP. »
Pr Jean Louis Pasquali, professeur d’immunologie clinique, Chef du pole de médecine interne et responsable de l’équipe « Tolérance lymphocytaire B et auto-immunité » au sein de l’unité CNRS 9027, Chimie thérapeutique et immunologie, Hôpitaux universitaires de Strasbourg.« Le système de recherche français, Inserm et CNRS, donnait des crédits de fonctionnements, insuffisants pour certains projets. Pour les maladies auto-immunes comme pour les rhumatismes inflammatoires, il y avait peu de possibilités d’appel d’offres pour recueillir des financements complémentaires. L’ARP est venu combler un manque qu’Arthritis fondation Courtin continue de combler en élargissant ses thématiques aux RIC de façon générale.
« L’ARP a d’abord permis, par des appels d’offres annuels, de proposer des fonds à des chercheurs qui avaient du mal à faire avancer leurs projets. Ces financements ont soutenu des recherches qui ont fait l’objet de nombreuses publications scientifiques internationales qui ont aidé à faire avancer la connaissance de ces maladies.
En France, la fondation est absolument nécessaire à nos spécialités. Dans le domaine des maladies auto immunes, à la différence des maladies génétiques ou des cancers qui ont leurs « mécènes » et leurs appels d’offres, il n’existe aucune autre porte que la Fondation pour trouver des fonds pour les recherches.
Si le paysage de la recherche est en train de changer avec l’apparition d’une agence unique de moyens, je pense que beaucoup de laboratoires continueront à faire appel à la Fondation Arthritis. Catherine Fournier ancien Directeur de recherche Inserm à l’Institut Cochin, et co-Secrétaire Générale de l’ARP « Depuis 1989, l’ARP a connu une ascension formidable et a représenté une source quasi unique de crédits privés, accordés aux équipes françaises impliquées dans la recherche en rhumatologie en général, et sur la polyarthrite en particulier. Dans ce domaine, le financement de la recherche fondamentale a constitué un travail de fond, essentiel, qui a permis d’explorer les mécanismes intimes de l’expression de la maladie. L’ARP puis la fondation ont financé ce type de travaux et encouragé de nouvelles voies de recherche comme on mène une enquête.
Au départ, notre but était d’attirer vers nos thématiques des cliniciens, des petites et des grandes équipes qui pourraient développer des travaux intéressants. Nous les avons incités et soutenus pour créer leur propre groupe de recherche.
Stimuler des compétences dans le domaine des RIC en France est un des apports majeurs de ces 20 ans de travail. L’ARP a autant aidé à faire émerger des équipes qu’à attirer vers les RIC des équipes qui travaillaient dans d’autres domaines ».
Françoise Russo-Marie, Directeur de Recherche à l’Inserm, ancienne Président et CEO de Bionexis, Directrice du département Recherche de Génopole Sous l’autorité de l’ARP et à partir d’octobre 2007, d’ARTHRITIS Fondation COURTIN, nous nous sommes réunis depuis 20 ans, avec pour terrain d’échanges les approches génétiques, immunologiques, inflammatoires, les outils diagnostics. L’ARP a joué, particulièrement en France, un rôle de catalyseur, d’aide, de fédérateur.
Elle a apporté sa contribution à la mise au point des biothérapies contre la PR*. Des travaux qui s’avèrent utiles dans toutes les pathologies inflammatoires. Avec les anti-TNF alpha, les anti-IL-1 et les lymphocytes B (anti CD 20), nous avons trois grandes familles de molécules pour traiter les conséquences des principales maladies rhumatismales inflammatoires chroniques; on avance aussi dans la compréhension du rôle des cellules inflammatoires, laissant augurer un arsenal thérapeutique qui permettra- nous l’espérons- des traitements personnalisés par pathologie.
Ainsi, à l’horizon des 10 prochaines années, nous disposerons d’une médecine symptomatique personnalisée, mais aussi d’une médecine prédictive. Voilà les progrès extraordinaires que nous avons vécus et auxquels nous avons apporté notre pierre ».
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