D’abord la prise en charge chirurgicale a considérablement progressé. Il y a 20 ans, les prothèses de hanche étaient totalement fiables. Aujourd’hui, cet indice de confiance se porte également sur les prothèses totales de genoux. Qualité, fiabilité, longévité comparables. Les prothèses de l’épaule et la cheville progressent; les progrès sont plus lents pour le coude et le poignet ». Des progrès sont également à souligner dans la prise en charge pluridisciplinaire de la PR et l’éducation thérapeutique. « La prise en charge pluridisciplinaire considère que chirurgie et médicaments ne sont pas suffisants. Comme elle s’intéresse plus à l’individu qu’à la pathologie, elle pose la question de ses besoins et de sa qualité de vie. Faut-il une prise en charge podologique pour améliorer la marche et la douleur qui lui est associée ? A-t-on besoin d’un psychologue pour gérer les répercussions sociales ou professionnelles de la maladie ? Il y a 20 ans, on évitait la kinésithérapie pour les maladies inflammatoires ; aujourd’hui, on sait utiliser cette discipline, tout en économisant les articulations ».
L’éducation thérapeutique, enfin, a totalement changé. « Quand on apprend au malade à gérer sa maladie, sa vie quotidienne, ses traitements, la maladie est mieux prise en charge ». Née de l’expérience des diabétologues et des diabétiques, la prise de conscience de la nécessité de l’éducation thérapeutique pour les malades inflammatoires chroniques est devenue réalité. « Soyons modeste : elle n’est que très récente. La première section d’éducation thérapeutique de la Société Française de Rhumatologie a ouvert au printemps 2008. Sa prise en charge financière au sein des hôpitaux procède d’une circulaire du ministère de la Santé d’août 2008 ».
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