20 ans en rhumatologie
Promouvoir et soutenir la recherche principalement sur les causes des maladies articulaires les plus sévères

Favoriser la découverte et l’évaluation de thérapeutiques innovantes contre ces maladies.

Concourir à l’information sur ces maladies, à leur prévention ainsi qu’à l’amélioration de la qualité de vie des malades

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20 ans en rhumatologie

Ces 20 dernières années ont été primordiales pour la recherche en rhumatologie. J. L. Pasquali, C. Fournier, F. Berenbaum et F. Russo-Marie nous font partager leur vécu de ses avancées.

 

Les progrès non pharmacologiques

Les progrès réalisés ces 20 dernières années n’ont cependant pas été uniquement liés aux médicaments. La prise en charge non pharmacologique s’est également améliorée. Francis Bérenbaum nous parle des trois domaines dans lesquels les progrès ont été les plus importants.

D’abord la prise en charge chirurgicale a considérablement progressé. Il y a 20 ans, les prothèses de hanche étaient totalement fiables. Aujourd’hui, cet indice de confiance se porte également sur les prothèses totales de genoux. Qualité, fiabilité, longévité comparables. Les prothèses de l’épaule et la cheville progressent; les progrès sont plus lents pour le coude et le poignet ».


Des progrès sont également à souligner dans la prise en charge pluridisciplinaire de la PR et l’éducation thérapeutique.
« La prise en charge pluridisciplinaire considère que chirurgie et médicaments ne sont pas suffisants. Comme elle s’intéresse plus à l’individu qu’à la pathologie, elle pose la question de ses besoins et de sa qualité de vie. Faut-il une prise en charge podologique pour améliorer la marche et la douleur qui lui est associée ? A-t-on besoin d’un psychologue pour gérer les répercussions sociales ou professionnelles de la maladie ? Il y a 20 ans, on évitait la kinésithérapie pour les maladies inflammatoires ; aujourd’hui, on sait utiliser cette discipline, tout en économisant les articulations ».

L’éducation thérapeutique, enfin, a totalement changé. « Quand on  apprend au malade à gérer sa maladie, sa vie quotidienne, ses traitements, la maladie est mieux prise en charge ». Née de l’expérience des diabétologues et des diabétiques, la prise de conscience de la nécessité de l’éducation thérapeutique pour les malades inflammatoires chroniques est devenue réalité. « Soyons modeste : elle n’est que très récente. La première section d’éducation thérapeutique de la Société Française de Rhumatologie a ouvert au printemps 2008. Sa prise en charge financière au sein des hôpitaux procède d’une circulaire du ministère de la Santé d’août 2008 ».

 

Témoignage à 4 voix

Ce que l’ARP et Arthritis ont apporté à la connaissance des RIC

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La Fondation dans tout ça !

La Fondation, et avant elle l'ARP, a financé de nombreux travaux de recherche reconnus au niveau international. De la compréhension des mécanismes inflammatoiresà l’immunologie, et à la génétique lié aux RICs, ces travaux ont eu une incidence importante sur la prise en charge de ces pathologies.

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Bilan globalement satisfaisant ? Loin s’en faut ! Sur la compréhension des mécanismes précoces ou primaires des maladies rhumatismales chroniques, sur la connaissance de « l’agent causal », les choses n’ont pas beaucoup avancé depuis 20 ans, confie Françoise Russo-Marie. Les solutions pour guérir restent encore globalement incertaines, voire inconnues.

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