JE FAIS UN DON
Autre montant :

après réduction d'impôt 

après réduction d'IFI 

66% du montant de votre don est déductible de votre impôt sur le revenu, dans la limite de 20% de votre revenu imposable.
75% du montant de votre don est déductible votre impôt de solidarité sur la fortune, dans la limite de 50 000€.

Autre montant :

après réduction d'impôt 

60% du montant de votre don est déductible de vos impôts, dans la limite de 5 ‰ du chiffre d'affaires de l'entreprise.

A la rencontre de notre chercheuse Marion Espéli

Notre attachée scientifique a été à la rencontre de Marion Espéli, chercheuse financée par la Fondation Arthritis, afin de nous parler de son parcours et de ses projets.

Marion Espéli, docteur en Immunologie, de l’Université d’Aix-Marseille est aujourd’hui chargée de recherche à l’unité Inserm UMR_S996 à Clamart. Son projet de recherche vise à mieux comprendre l’impact des molécules MEK sur le développement du lupus afin de potentiellement les cibler pour traiter le lupus systémique.

Pouvez-vous vous présenter à nos donateurs?

J’ai 37 ans et je suis chercheuse Inserm au sein de l’unité UMR_S996 dirigée par le Dr. Françoise Bachelerie depuis 2015. Depuis ma thèse je travaille sur une population de globules blancs appelée lymphocytes B. Ces cellules jouent un rôle central dans les réponses vaccinales. Malheureusement elles sont aussi impliquées dans plusieurs maladies auto-immunes dont le lupus et la polyarthrite rhumatoïde ainsi que dans certains lymphomes.
Cela fait 15ans que je travaille sur ces cellules et je continue de m’émerveiller des mécanismes qui les régulent.

Quel est votre parcours ?

Dès le début de mes études j’ai su que je voulais être chercheuse en biologie. J’ai donc réalisé un DEUG de biologie, puis une licence et une maitrise de Biochimie à Marseille tout en essayant de gagner le plus possible d’expérience de laboratoire au cours de stages en génétique, microbiologie et immunologie. C’est grâce à ces stages que j’ai décidé de me spécialiser en immunologie.
En 2003 j’ai commencé une thèse dans ce domaine dans le laboratoire du Dr. Claudine Schiff au Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy durant laquelle j’ai travaillé sur la génération des lymphocytes B dans la moelle osseuse. A l’issue de ma thèse je suis partie en Angleterre à Cambridge où j’ai travaillé avec le Prof. Ken Smith sur les mécanismes qui régulent les lymAphocytes B et qui ne fonctionnent pas dans le cas des maladies auto-immunes.
En 2014 je suis revenue en France suite à l’obtention d’un financement « Junior Team Leader » par le LabEx LERMIT pour monter un groupe de recherche. J’ai rejoint l’unité dans laquelle je me trouve aujourd’hui et j’ai obtenu un poste de chercheur à l’Inserm l’année suivante. Mon groupe s’intéresse au dernier stade de différenciation des lymphocytes B que l’on appelle plasmocytes et qui sont les cellules qui produisent les anticorps. Nous essayons de comprendre comment ces cellules sont générées, comment elles migrent dans différents organes et comment elles survivent au long cours à l’état basal mais également lors de pathologies et en particulier du lupus.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre projet de recherche ?

Notre projet de recherche est né d’une collaboration avec un chercheur québécois, le professeur Jean Charron de l’université Laval. Jean travaille sur le contrôle du développement du placenta par des protéines appelées MEK1 et MEK2. En réalisant un modèle murin particulier, il a observé qu’en diminuant la quantité de MEK1 et de MEK2 les souris développent une pathologie très similaire au lupus. Nous avons donc commencé à travailler ensemble pour essayer de comprendre comment la dose de MEK régule la pathologie auto-immune. Cela est particulièrement pertinant pour l’homme car des inhibiteurs de MEK sont actuellement en phase III d’essai clinique dans plusieurs cancers.
Des essais de phase I/II ont aussi été réalisés pour ces inhibiteurs dans le cadre de la polyarthrite rhumatoïde mais ils n’ont pas été concluants. Nous espérons que nos résultats permettront d’expliquer pourquoi et ouvriront de nouvelles pistes pour une meilleure utilisation de ces inhibiteurs.

Quels sont vos autres centres d’intérêt ?

Avec un petit garçon à la maison je passe beaucoup de temps à lire des histoires et à jouer au ballon ! J’adore le théâtre et l’opéra. Ce n’est pas toujours facile, mais entre le travail et la famille, j’essaie de trouver le temps de filer à l’opéra Bastille ou de voir une pièce.

Marion Espéli a récemment réussi à mettre en évidence un rôle central de la «dose» du signal induit par les protéines MEK1 et MEK2 sur le développement de la maladie. Ses récentes découvertes ont été présentées en séance plénière à la Journée Jacques Courtin.

Partager cette page