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L’arthrite juvénile, une pathologie mal connue qui touche plusieurs milliers d’enfants en France.

L’Arthrite Juvénile est une maladie articulaire qui touche les enfants de moins de 16 ans. Elle est caractérisée par une inflammation au niveau des articulations et, sans traitements rapides et adaptés, elle peut aboutir à des anomalies du développement osseux ainsi qu’à des retards de croissance chez ces enfants qui n’ont pas fini de grandir.

Cette pathologie est hétérogène et il est difficile d’en discriminer clairement les différentes formes. La classification actuelle, qui a subi et subit encore des modifications, distingue les différents types d’Arthrite Juvénile en s’appuyant sur leurs causes, les articulations touchées ainsi que par la présence de manifestations extra-articulaires.

En effet, cette pathologie peut également avoir des répercussions au niveau d’organes tels que les yeux, les muscles, la peau ou encore le système intestinal. Les différentes formes d’Arthrite Juvénile identifiées à ce jour correspondent à l’Arthrite Juvénile idiopathique (AJI), l’Arthrite Septique (AS), la dermatomyosite juvénile, le lupus juvénile, la sclérodermie juvénile, la maladie de Kawasaki, la maladie du tissu conjonctif mixte et enfin le syndrome fibromyalgique.

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Arthrite Juvénile idiopathique et Arthrite Septique : de la difficulté de poser un diagnostic à l’identification de nouveaux biomarqueurs.

Les deux formes d’Arthrite Juvénile les plus représentées en France sont l’AJI avec 19 cas sur 100 000 habitants par an et l’AS avec une prévalence annuelle de 5 cas sur 100 000 habitants. La première est une maladie auto-immune, d’origine inconnue, au niveau de laquelle le système immunitaire se retourne contre les cellules de l’hôte et induit une inflammation. En ce qui concerne l’Arthrite Septique, elle est provoquée par des bactéries localisées dans les articulations où elles peuvent causer des lésions puis se disséminer dans le reste de l’organisme. L’AS est mortelle dans 10% des cas et doit être traitée dans les plus brefs délais.

Bien qu’il s’agisse de deux types d’arthrite bien distincts avec des causes différentes, l’AJI et l’AS présentent des similarités au niveau des signes cliniques. Pour cette raison, il est difficile de les distinguer lorsqu’un nouveau cas se présente à l’hôpital et que l’agent infectieux responsable de l’AS n’est pas détectable.
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Nadège Nziza, jeune chercheur, financée par la Fondation Arthritis, s’intéresse à cette problématique. L’objet de ses travaux de thèse est d’identifier des biomarqueurs qui permettraient de discriminer au diagnostic ces deux formes d’arthrites et ainsi adapter les approches thérapeutiques. « Jusqu’à présent, nous avons pu identifier des sous-populations de cellules myéloïdes ainsi que des molécules dérivées de l’ADN qui circulent dans l’organisme d’enfants atteints d’AJI et d’AS et dont le nombre ou l’expression varie en fonction de la pathologie. Toutefois, avant de pouvoir utiliser de telles données en routine dans les hôpitaux, il est important de valider nos résultats sur un plus grand nombre de patients afin de s’assurer qu’ils sont fiables et reproductibles. » nous explique Nadège.
L’arthrite chez les enfants est une pathologie peu étudiée. A ce jour, une petite dizaine de laboratoires seulement travaille sur l’Arthrite Juvénile en France. Nadège Nziza effectue ses travaux de recherche dans l’équipe du Pr. Florence Apparailly (Unité 1183 INSERM, Equipe 3, Montpellier) qui s’intéresse aux causes génétiques et immunologiques des maladies inflammatoires chroniques des articulations. Comprendre ces maladies, leurs caractéristiques génétiques et cellulaires permettrait de développer des stratégies thérapeutiques innovantes, notamment une médecine personnalisée capable de répondre aux besoins spécifiques de chaque patient.

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