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Microbiote intestinal et inflammation articulaire

Notre attaché scientifique a été à la rencontre du Pr. Dirk Elewaut, du service VIB Center for Inflammation Research à Ghent en Belgique.

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A la rencontre du Pr. Dirk Elewaut

Vous étudiez le rôle de l’inflammation intestinale comme source de l’inflammation articulaire dans la spondylarthrite. Quels sont les mécanismes ciblés par vos recherches ?

Nous concentrons nos recherches sur la relation entre le microbiote, le système immunitaire et l’apparition de la maladie. Nous avons déjà montré que 50% des patients atteints de spondylarthrite pré- sentent une inflammation du microbiote intestinal sans signe clinique, et nous avons des preuves que des modifications du microbiote intestinal sont liées à la sévérité de la maladie. L’inflammation intestinale est aussi reliée à une plus forte inflammation de la colonne vertébrale et à l’évolution de la spondylarthrite et de la maladie de Crohn. En nous focalisant sur l’inflammation microscopique du microbiote intestinal, nous espérons mettre à jour des évènements précoces de la pathogénèse de la spondylarthrite.

 

Quels sont les objectifs de vos recherches sur la spondylarthrite ?

Nos objectifs sont de comprendre l’immuno-biologie de la maladie et d’essayer de transformer cette connaissance en meilleurs tests diagnostiques ou en traitements plus efficaces.

 

Quelle est votre stratégie pour amener votre découverte jusqu’aux patients ?

Cela dépend du résultat de nos recherches et de la possibilité de les appliquer. Certains de nos résultats ont été testés dans de nouvelles études cli- niques par exemple ; c’est une des façons de les transférer jusqu’aux patients.

 

Comment se placerait votre future application parmi les traitements déjà existants ?

Dans l’état actuel de nos connaissances, il est difficile de le prédire. Les traitements ciblant le microbiote intestinal pourraient probablement être envisagés comme stratégie thérapeutique complémentaire aux traitements existants, mais il est encore trop tôt pour en juger. Cela pourrait aussi dépendre du stade d’avancée de la maladie.

 

Où en êtes-vous aujourd’hui en termes de déve­loppement ?

Notre recherche est en phase préclinique. Cepen­dant, nous travaillons toujours avec une approche translationnelle. En effet, nous utilisons des échan­tillons provenant de patients et nous réalisons des études mécanistiques ex vivo et in vivo.

 

Quelle est la prochaine étape de votre travail ?

Nous voyons plusieurs voies de développement de nos recherches, à travers des collaborations internationales par exemple, comme dans le projet MIRIAD financé par la Fondation Arthritis. Au final, notre objectif est de transférer nos résultats dans des études cliniques chez l’homme.

 

Pour en savoir plus :
http://www.vib.be/en/research/scientists/Pages/Dirk-Elewaut-Lab.aspx